Vieilles embarcations, nouveaux matériaux
Et si le cuir n'était pas fabriqué à partir de peau animale ? Le spécialiste du travail du cuir Justin et la designer d'accessoires de luxe Michelle Lowe-Holder partagent leur expérience de travail avec le mycélium, un nouveau type de matériau. Souvent appelé "cuir végétal", le mycélium n'est en réalité pas du cuir, mais un matériau entièrement indépendant, doté d'une texture, d'une odeur et de propriétés de coupe nette qui lui sont propres.
Réalisé à partir du CELMURE, le biomatériau breveté à base de mycélium de MYCEL, ce projet retrace ce que Justin et Michelle ont découvert en appliquant des techniques traditionnelles du travail du cuir à ce nouveau matériau, en examinant comment le mycélium se comporte entre les mains d'artisans formés au travail du cuir animal.
À travers la découpe, le tissage et le façonnage du CELMURE, le projet révèle un matériau qui résiste à toute catégorisation facile, ni cuir, ni végétal, mais quelque chose d'entièrement à part. C'est l'histoire d'un matériau durable qui vient de la nature et qui y retourne, ainsi que du savoir-faire construit à partir de lui.
"Un matériau à part entière"
Q. Qu'est-ce qui vous a le plus surpris en travaillant avec ce matériau ?
"Une collaboration entre organismes"
Q. Comment le matériau a-t-il influencé le processus de design ?
"Pas du cuir, mais un matériau à part"
Q. Pourquoi est-il important de distinguer le mycélium du "cuir végétal" ?
"Découvrir par la pratique"
Q. Qu'a révélé le processus de fabrication?
Un savoir-faire enraciné dans le passé, conçu pour l'avenir
Q. Vers quel avenir ce projet se tourne-t-il ?
Ce travail reflète la conviction que le design devrait évoquer l'histoire, résonner avec le passé tout en avançant vers l'avenir, sans perdre un véritable sens du savoir-faire. Il dessine un avenir fondé sur un savoir-faire raffiné et des matériaux durables, comme le mycélium, qui vient de la terre, traverse une boucle fermée, et finit par y retourner.